Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Le vice-président de l’Autorité française préconise un dialogue multipartite pour une meilleure application de la loi sur la concurrence
Par DANIELLE TIEMELE / 17 septembre 2026 à 15:37 / il y a 2 heures / Temps de lecture : 3 minBanjul (Gambie), 17 sept 2026 (AIP)- Le vice-président de l’Autorité française de la concurrence, Vivien Terrien, a préconisé, jeudi 17 septembre 2026 à Banjul, un dialogue multipartite impliquant les autorités de régulation, les pouvoirs publics, les entreprises, les consommateurs et les organisations professionnelles, afin de favoriser une meilleure application de la loi sur la concurrence.
Intervenant lors de la conférence annuelle inaugurale de l’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO (ARCC), M. Terrien a expliqué que le bon fonctionnement des marchés repose sur une compréhension des mécanismes économiques et des règles qui encadrent l’activité des différents acteurs.
« Une autorité de concurrence doit donc comprendre et faire comprendre », a-t-il déclaré, estimant que le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes permet à la fois de recueillir des informations sur le fonctionnement des marchés et de diffuser les connaissances relatives aux règles applicables.
Selon lui, ce dialogue peut s’appuyer sur trois leviers. Il s’agit des niveaux oganisationnel, décisionnel et comportemental.
Au plan organisationnel, le vice-président de l’Autorité française de la concurrence a suggéré un fonctionnement de l’organe de régulation qui associe à son collège des membres issus de différents horizons professionnels. Cette diversité, a-t-il expliqué, permet de croiser les points de vue et d’enrichir les délibérations de l’institution.
Le deuxième levier concerne les instruments décisionnels, notamment les avis et les décisions contentieuses. Ces mécanismes permettent, à l’autorité de dialoguer avec les pouvoirs publics, les autorités sectorielles et les acteurs économiques.
Concernant le troisième levier, relatif aux comportements, M. Terrien a mis l’accent sur deux notions à savoir la sensibilisation et la responsabilisation. Ainsi les actions de sensibilisation permettent de mieux faire connaître les règles de concurrence et de prévenir les comportements susceptibles de les enfreindre.
Quand la responsabilisation permet à l’autorité d’accompagner les entreprises dans leurs projets et de les aider à mieux anticiper les risques liés au non-respect des règles. « Au cœur de la mission d’une autorité de concurrence (…) réside la prévention et pas la sanction », a-t-il souligné. Il a enfin insisté sur la nécessité d’agir en amont pour favoriser le respect des règles.
Pour Vivien Terrien, l’ensemble de ces mécanismes doit contribuer à instaurer un dialogue durable entre l’autorité chargée de faire respecter les règles, les régulateurs sectoriels, les pouvoirs publics et les acteurs économiques.
M. Terrien a animé une communication sur « Les perspectives sur l’application du droit de la concurrence : rapprocher régulateur, entreprises et praticiens du droit ».
(AIP)
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