Côte d’Ivoire-AIP/ La ville d'Odienné accueille la semaine du Wassoulou pour renforcer la coopération transfrontalière
Par AIP Odienne / 20 octobre 2026 à 10:31 / il y a 19 heures / Temps de lecture : 4 minOdienné, 20 oct 2026 (AIP) – La première édition de la semaine du pastoralisme de l’espace transfrontalier du Wassoulou s’est ouverte lundi 19 octobre 2026 à Odienné, avec pour objectif de renforcer la coopération entre la Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée autour de la mobilité du bétail, de la sécurité et de la cohésion sociale.
Placée sous le thème, « Mobilité transfrontalière du bétail, sécurité et cohésion sociale : bilan, défis et solutions partagées entre les États autour de l’espace Wassoulou », cette initiative vise à consolider les acquis de la première phase du projet et à promouvoir des réponses concertées aux défis du pastoralisme dans cette zone transfrontalière.
Initiée par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), en collaboration avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet élevage et pastoralisme intégrés et sécurisés en Afrique de l’Ouest (PEPISAO-2).
Pour le coordonnateur du projet, Moussa Assoumane, cette semaine constitue un cadre d’échanges destiné à permettre aux différents acteurs de partager leurs difficultés et de rechercher des solutions durables aux contraintes liées à la mobilité pastorale.
« Nous créons un cadre de dialogue entre les différents acteurs afin qu’ils partagent entre eux les difficultés et trouvent des solutions durables en termes de mobilité pastorale », a-t-il expliqué.
Le conseiller technique du Premier ministre ivoirien, Patrick Christian Kakou, a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur du renforcement de la coopération régionale dans les domaines de l’élevage et du pastoralisme.
« Notre pays reste engagé dans la recherche de solutions concertées permettant de concilier sécurité alimentaire, développement économique, préservation des ressources naturelles et cohésion sociale », a-t-il déclaré.
Il a exprimé le souhait que cette première édition débouche sur des engagements concrets, notamment une déclaration d’entente transfrontalière, une feuille de route opérationnelle et un mécanisme tripartite de suivi, afin de traduire les ambitions communes des trois pays en actions concrètes.
Le représentant de la CEDEAO, Dr Bio Goura Soulé, a également mis l’accent sur l’importance de cette rencontre pour renforcer la résilience des populations et favoriser la libre circulation du bétail dans l’espace transfrontalier.
« Nous allons profiter de cette opportunité pour jeter les bases d’une concertation de bon niveau, du renforcement de la résilience des populations afin de créer les conditions de la libre circulation des animaux », a-t-il indiqué.
Estimant que cette initiative intervient dans un contexte régional qui appelle à davantage de coopération, il a exhorté les participants à œuvrer à la construction d’une entente durable entre les populations ivoiriennes, guinéennes et maliennes de cette zone stratégique.
La semaine du pastoralisme du Wassoulou se poursuivra jusqu’à mercredi avec notamment un atelier d’analyse contextuelle et de préparation des enquêtes de terrain dans l’espace transfrontalier couvrant la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Mali.
Les travaux portent notamment sur le renforcement du dialogue entre les acteurs, la coopération entre les trois pays, la prévention et la gestion des conflits liés à l’accès aux ressources naturelles, ainsi que la résilience des systèmes pastoraux et agropastoraux.
À travers cette rencontre, les acteurs entendent renforcer les mécanismes de concertation et de coopération afin d’améliorer la gestion de la mobilité du bétail, de prévenir les conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles et de promouvoir la coexistence pacifique entre les communautés pastorales et agropastorales des trois pays.
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence d’autorités administratives des trois pays, ainsi que de représentants d’organisations professionnelles et régionales.
(AIP)
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