Chargement...

Actualité électorale

Côte d’Ivoire-AIP/ Des déguerpis de Vridi 3 plaident pour des mesures d’accompagnement et un dialogue avec les autorités

Côte d’Ivoire-AIP/ Des déguerpis de Vridi 3 plaident pour des mesures d’accompagnement et un dialogue avec les autorités

Par DANIELLE TIEMELE / 5 octobre 2026 à 09:48 / il y a 57 minutes / Temps de lecture : 3 min

Abidjan, 05 oct 2026 (AIP)- Le collectif des déguerpis de Vridi 3, communément appelé Zimbabwé, a appelé, dimanche 4 octobre 2026, les autorités compétentes à ouvrir un dialogue formel avec les populations affectées et à mettre en place des mesures d’accompagnement adaptées à leur situation.

Le président du collectif, Traoré Saïdou, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue sur les ruines du site détruit à Port-Bouët Vridi 3, a souligné que les opérations de déguerpissement, entamées le 2 juin 2026, ont profondément bouleversé la vie de nombreuses familles. « Nous demandons aux autorités d’entendre les populations », a déclaré M. Traoré.

Il a précisé que la démarche du collectif vise à faire connaître la situation des personnes affectées et à rechercher des réponses aux difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Au nombre des principales attentes exprimées figurent l’ouverture d’un dialogue avec les autorités, l’établissement d’un état précis et contradictoire des personnes affectées, ainsi que la prise en compte des familles confrontées à l’absence de solution durable de logement.

Le collectif demande également une attention particulière pour les enfants, les personnes vulnérables et celles ayant perdu leurs moyens de subsistance à la suite de l’opération. Il souhaite, en outre, que les différentes administrations concernées travaillent de manière concertée afin d’apporter des réponses coordonnées aux populations affectées.

Selon M. Traoré, les conséquences du déguerpissement dépassent la seule question du logement. Elles concernent notamment la scolarisation des enfants, les activités économiques, les revenus des ménages ainsi que la perte de biens et de documents importants. Le collectif fait également état de plusieurs décès parmi les personnes touchées par les conséquences de cette situation.

Face à l’absence de visibilité sur le nombre exact de personnes affectées, le collectif a entrepris son propre recensement. Il affirme avoir enregistré 289 propriétaires et 500 locataires, soit 789 personnes dans ces deux catégories, tout en précisant que ces données ne représentent pas nécessairement l’ensemble des personnes affectées et que le recensement se poursuit.

Le président du collectif a par ailleurs insisté sur la nécessité d’un examen documenté des circonstances et des conséquences humaines des opérations, afin que les éventuelles responsabilités puissent être établies sur la base de faits vérifiables. Il a affirmé ne pas être opposé à l’aménagement urbain ni aux mesures visant à protéger les populations contre les risques. Le collectif estime que la protection des populations doit également s’accompagner de mesures d’accompagnement lorsque celles-ci sont contraintes de quitter leur lieu de vie.

(AIP)

tad/fmo