Chargement...

Actualité électorale

Côte d’Ivoire-AIP/ Trente-trois sites d’orpaillage illégaux recensés dans les zones de Tanda et Diamba

Côte d’Ivoire-AIP/ Trente-trois sites d’orpaillage illégaux recensés dans les zones de Tanda et Diamba

Par MEMEL FRANCK ALAIN / 5 octobre 2026 à 10:25 / il y a 3 heures / Temps de lecture : 3 min

Tanda, 05 oct 2026 (AIP)- Trente-trois sites d’orpaillage illégaux ont été recensés dans les zones de Tanda et de Diamba, dans le département de Tanda, a révélé le directeur régional de l’Environnement de Bondoukou, Tanou Kouassi Jean, qui a alerté sur l’urgence de combattre ce phénomène en raison de ses conséquences environnementales, sanitaires, sociales et économiques.

« Il y a urgence en la matière, au regard des conséquences de l’orpaillage illégal sur notre environnement et sur notre vie », a déclaré M. Tanou, vendredi 2 octobre 2026, lors d’une rencontre de sensibilisation sur l’orpaillage illégal et l’incivisme routier conduite par le préfet de Tanda, Coulibaly Yaya.

Pour le directeur régional, le nombre de sites clandestins recensés traduit l’ampleur du phénomène et appelle à une mobilisation collective des autorités, des populations et des différents acteurs locaux pour préserver les ressources naturelles et lutter contre les pratiques d’exploitation anarchique de l’or.

M. Tanou  a rappelé que l’Etat a mis en place un cadre juridique destiné à encadrer l’exploitation des ressources minières, notamment à travers la loi n°2014-138 du 24 mars 2014 portant Code minier. Il a toutefois déploré le développement, en marge de l’exploitation légale, d’un orpaillage clandestin qui constitue une menace pour l’environnement et les populations.

Sur le plan environnemental, il a relevé la dégradation des cours d’eau, avec notamment une augmentation de la turbidité et une perturbation de leur écoulement. Il a également cité la destruction des forêts et des sols, la dégradation des habitats de la faune ainsi que la modification des paysages due aux nombreuses excavations.

« C’est une bonne chose lorsque ce que l’autorité dit est respecté, mais protéger notre environnement est une obligation », a insisté le directeur régional, soulignant que l’exploitation minière demeure un levier du développement économique et social lorsqu’elle est conduite dans le respect des normes en vigueur.

Il a par ailleurs attiré l’attention sur les risques sanitaires liés aux méthodes utilisées dans l’orpaillage clandestin, notamment l’amalgamation au mercure, la cyanuration, la gravimétrie et le lavage. Ces pratiques exposent les populations à des risques d’intoxication, tandis que les conditions précaires d’exploitation favorisent les blessures, les glissades et les éboulements.

L’orpaillage illégal entraîne également des conséquences sociales, notamment les rivalités autour de l’accès aux sites, l’abandon scolaire et la précarité des conditions de vie. Sur le plan économique, il peut favoriser l’inflation, l’abandon de certaines activités agricoles et l’instabilité des revenus des populations.

La rencontre, tenue en présence du corps préfectoral, des élus locaux, des directeurs et chefs de services ainsi que des guides religieux et traditionnels, visait à renforcer la sensibilisation sur les dangers de l’orpaillage clandestin et de l’incivisme routier.

Au terme des échanges, le préfet de Tanda, Coulibaly Yaya, a salué les éclairages apportés par le directeur régional et exhorté les populations à respecter les orientations des autorités compétentes et à s’impliquer dans la préservation de l’environnement et la lutte contre l’orpaillage clandestin.

(AIP)

si/nmfa/fmo