Tahouaké (Bangolo) dénonce la nouvelle délimitation du parc national du mont Péko

Bangolo, 1er  fév (AIP) – Des chefs de terre du canton Tahouaké, dans le département de Bangolo, ont exprimé, samedi, lors d’une rencontre à Diébly avec les autorités administratives et politiques, leur mécontentement face à la nouvelle délimitation du parc national du mont Péko qui annexe plusieurs espaces de leurs villages.

« Nous ne voulons pas opposer un bras de fer avec le gouvernement car il est au-dessus de nous tous. Nous ne pouvons que demander pardon parce qu’il s’agit d’un problème vital. Les premières délimitations nous ont exproprié de plusieurs hectares de terre. Au moment où nous luttons pour qu’on nous déclasse une petite partie pour nous permettre de cultiver et avoir un peu à manger, c’est une nouvelle limite qui vient faire souffrir nos villages et détruire nos plantations », a déploré le président du collectif des chefs de terre du canton Tahouaké, Nahi Bah.

Le député de Bangolo sous-préfecture, Oualata Gaoudi Pierre dit avoir pris bonne note des préoccupations des populations et promis de tout mettre en œuvre pour que le gouvernement et le chef de l’Etat en soit saisis. Il a admis que les questions concernant le mont Péko sont des questions délicates que l’Etat de Côte d’Ivoire gère avec parcimonie. « Nous sommes conscient que la question foncière dans notre département doit être traitée avec un grand soin pour ne pas soulever des tensions. Le département de Bangolo ayant retrouvé l’unité et la cohésion sociale, il est important pour l’Etat de renforcer cette dynamique en faisant en sorte que plusieurs familles ne soient pas privées du minimum vital », a soutenu M. Oulata.

Une nouvelle délimitation, dans le cadre de la réhabilitation du mont Péko expropriant plus de 250 familles a été faite en décembre 2015 par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), rappelle-t-on.

(AIP)

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