Les ménages dénoncent la cherté du poisson d’eau douce à Niakara

Niakaramandougou, 29 jan (AIP) – Les ménagères dénoncent la cherté du poisson d’eau douce dans leur localité alors que ce département, en plus d’être arrosé par deux fleuves, abrite plusieurs barrages agro-pastoraux propices à la pêche, a constaté l’AIP.

“Au marché de Niakara, trois carpes se négocient entre 1500 et 2500 Fcfa avec les femmes des bozos, c’est vraiment trop cher pour une localité disposant d’énormes ressources naturelles propices à la pêche”, a déploré une enseignante à Niakara, Mme Koffi Florentine.

Le poisson d’eau douce, très prisé des ménages avec un prix variant en fonction des espèces, de la saison mais aussi du pouvoir d’achat du client, s’obtient grâce à la capacité de négociation des deux  parties en présence et ce, avec à la clé une remise pour le client fidèle. Pour Dame Touré Cécile, vendeuse de poissons braisés à Niakara, la jeunesse locale, notamment les jeunes Tagbanan, devrait plutôt s’intéresser à la pêche et à la pisciculture pour satisfaire la demande de plus en plus croissante en poissons d’eau douche.

Il existe des relations informelles entre les acteurs de la filière halieutique, notamment entre les pêcheurs (les bozos) et les mareyeuses (leurs épouses en général), qui ont une influence sur le prix ou le mode de vente du poisson à Niakara; un département qui, arrosé par les fleuves Bandama (à l’Ouest) et N’zi (à l’Est), abrite plusieurs barrages agro-pastoraux dont le plus grand demeure celui de Kafiné, 18 Km de piste au Sud-ouest de Niakara.

(AIP)

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