L’annexe fiscale n’a pas été consensuelle  (Jean Kacou  Diagou )

Jean Kacou-Diagou, ex-président de la CGECI

Abidjan, 08 jan (AIP ) – Le président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire  (CGECI ), Jean Kacou Diagou, a déploré le caractère non consensuel de l’annexe fiscale 2016 qu’il estime être une volonté de l’administration publique.

“C’est une annexe fiscale décidée par l’autorité publique “, a affirmé le président du patronat ivoirien tout y en soutenant qu'”elle n’a pas été consensuelle”. Le président de la CGECI  a toutefois reconnu que son organisation avait été approchée’ mais n’a pas répondu favorablement.

Jean Kacou Diagou demande donc la mise en oeuvre du projet de réforme fiscale remis au gouvernement. “Nous avons travaillé pendant de longs mois et nous avons payé de notre propre poche pour l’administration pour le projet de réforme fiscale et nous attendons que cette réforme soit mise en œuvre”, a fait savoir  le président de la CGECI.

Selon ses explications,  depuis sept mois, le projet a été remis au Premier ministre et il semble que ce rapport est “enterré”. Il s’est justifié en indiquant qu’une correspondance a été adressée au Premier ministre mais resté sans suite. “Nous espérons que le nouveau gouvernement qui va être mis en place se saisira de ce projet consensuel qui a été élaboré par toutes les parties”, a-t-il souhaité, rappelant que le projet de réforme a été conçu pour permettre à la Côte d’Ivoire d’être émergente à l’horizon 2020. Ce projet va permettre également au pays d’accroître ses ressources fiscales tout en ayant une fiscalité compétitive,  attractive pour les investisseurs étrangers, a-t-il conclu.

A cette occasion, le président du patronat ivoirien a demandé au gouvernement la suspension de l’application du Syscoa révisé dont l’application n’est pas validée par l’OHADA. “Il faudrait que le gouvernement revienne sur sa décision, de suspendre le Syscoa révisé qu’aucun pays n’a mis en application sauf la Côte d’Ivoire”, a-t-il déclaré.
(AIP)
kkf/akn/kp