La moitié de la population en République Centrafricaine souffre de la faim selon le PAM

Abidjan, 20 jan (AIP) – Le Programme alimentaire mondial (PAM) affirme que la moitié de la population en République Centrafricaine (RCA), soit près de 2,5 millions de personnes, souffre de la faim, d’après une récente évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence, menée par les Nations Unies et ses partenaires.

Selon un communiqué parvenu mercredi à l’AIP, le conflit en cours et l’insécurité ont détérioré drastiquement les niveaux de sécurité alimentaire, faisant passer le nombre de personnes souffrant de la faim du simple au double en un an.

« Trois années de crise ont conduit les familles à épuiser graduellement toutes leurs ressources, alors que l’insécurité et les déplacements perdurent. Les familles ont été forcées si souvent à vendre ce qu’ils possèdent, retirer leurs enfants de l’école, même recourir à la mendicité, qu’elles ont épuisé toutes leurs ressources. Les gens se retrouvent sans rien, » a déclaré le Directeur adjoint du Bureau pays du PAM en RCA, Guy Adoua.

Une personne sur six souffre d’insécurité alimentaire sévère ou extrême et ne sait pas d’où viendra son prochain repas, tandis que plus de 35% de la population souffre d’insécurité alimentaire modérée, précise le document.

« Le PAM est extrêmement préoccupé par ces niveaux alarmants de faim. Non seulement les gens n’ont pas suffisamment de nourriture pour manger, mais ils sont aussi obligés de consommer de la nourriture à bas prix et à faible teneur en éléments nutritifs, ce qui n’est pas suffisant pour couvrir leurs besoins nutritionnels, » a ajouté Adoua.

Le rapport montre que la récolte de 2014-2015 était maigre et que les prix des denrées alimentaires restent élevés. Il recommande de poursuivre l’assistance alimentaire d’urgence pour les familles déplacées et retournées et l’assistance alimentaire et technique pour rétablir les moyens productifs des agriculteurs, la création de filets de sécurité par le biais de programmes tels que le programme de cantines scolaires et le soutien à la réhabilitation des infrastructures par le biais d’activités « vivres contre travail ».

(AIP)

akn/kam