La 2ème phase du plan prioritaire pour la consolidation de la paix en élaboration à Yamoussoukro

Yamoussoukro, 29 jan (AIP) – Un atelier technique de planification organisé par le secrétariat technique du comité de pilotage conjoint du plan prioritaire de consolidation de la paix en Côte d’Ivoire a réuni de mardi à jeudi à Yamoussoukro, les acteurs des ministères techniques, de la société civile, et les agents des Nations Unies en vue d’élaborer le programme d’activités 2016 de la deuxième phase dudit plan.

L’atelier de programmation du plan prioritaire 2016 va tirer les leçons de la première phase débutée au sortir de la crise de 2014-2014, et des élections apaisées de 2015 et permettre aux acteurs du plan prioritaire de renforcer les acquis de sorte à maximiser l’impact de leur intervention pour des élections législatives et locales apaisées. Cette 2ème phase va durer trois ans (2015-2017) avec un fonds de 7,5 milliards FCFA dont 1,5 milliard de l’État de Côte d’Ivoire, et vise à accompagner le pays dans les domaines clés afin de relever le défi de la paix et de s’orienter vers le développement et l’émergence.

“Sur la base des acquis, il s’agit de voir pour cette phase les quelques poches de conflits inter-communautaires qui existent encore surtout le volet foncier rural et les conflits notamment au nord entre agriculteurs et éleveurs, et les conflits liés à l’orpaillage”, a fait savoir jeudi au terme des travaux Mme Marie Goreth Nizigama, chef de l’unité de coordination des Nation Unies.

“L’autre aspect important concerne les jeunes. Une étude dynamique de conflit a été élaborée pour prendre en compte leurs besoins afin de les sortir de la violence et de faire d’eux des acteurs de paix”, a ajouté la co-coordinatrice du secrétariat technique du comité de pilotage conjoint du plan prioritaire de consolidation de la paix en Côte d’Ivoire.

“Nous espérons qu’au sortir de cet atelier les populations premières bénéficiaires profiteront des fruits de tous ces efforts en faveurs de la cohésion sociale et de la paix “, a souhaité pour sa part le directeur de cabinet du ministre du Plan et du Développement, Famoussa Coulibaly.

La première phase du plan prioritaire, d’un coût total de cinq milliards FCFA, a permis de réhabiliter toutes les infrastructures détruites durant la crise postélectorale de 2010-2011 et permis de faire le rapprochement des communautés, de restaurer de l’État et ses services, de renforcer les capacités des chefs traditionnels et des comités de paix en terme de technique de résolution pacifique des conflits et de sensibiliser les populations sur l’intérêt de l’enregistrement des naissances.
(AIP)
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