Grève des taxis à San Pedro : le mot d’ordre maintenu en dépit des négociations

Une taxi - image d'archive

San Pedro, 22 nov (AIP) – Les chauffeurs de taxis urbains de San Pedro, en grève depuis samedi matin pour exiger la relaxe d’un  des leurs arrêté et déféré par la police au parquet de Sassandra, ont refusé dimanche de reprendre le travail, en dépit des négociations en cours avec leur hiérarchie et les autorités.

«Les négociations continuent ce dimanche, les syndicats vont discuter avec la gendarmerie qui veut aider à trouver une solution, mais pour le moment la grève continue jusqu’à nouvel ordre », a déclaré Mamadou Soumahoro, le secrétaire général du syndicat des chauffeurs de taxis de San Pedro (CNOCPCI).

Il a expliqué que cette grève n’a pas été décidée par les responsables des syndicats, mais qu’elle est un mouvement spontané résultant d’un ras-le-bol des chauffeurs de taxis contre la Commissaire du 1er arrondissement qui les harcèlerait souvent pour mauvais stationnement en les faisant arrêter.

Selon Mamadou Soumahoro, les chauffeurs de taxis se plaignent que la Commissaire n’a pas voulu écouter le responsable des transporteurs de San Pedro, Bamba Adama, parti demander pardon pour le chauffeur fautif et éviter qu’il soit transféré devant les tribunaux, « alors que, souligne Mamadou Soumahoro, on aurait pu pour cette faute-là prendre nous-même des sanctions contre lui, sans l’envoyer en prison ».

Le président du syndicat, Koné Moussa, a expliqué que les chauffeurs n’ont manifesté aucun mécontentement quand deux de leurs collègues ont été dans le courant de la semaine déférés devant le tribunal de Sassandra pour des actes d’une gravité avérée, à savoir l’un pour un vol, et l’autre pour défaut de permis.

Selon le président des chauffeurs, le chauffeur fautif a commis « une faute de travail qui peut arriver à tout le monde».

Mercredi, un chauffeur de taxi soupçonné d’avoir efectué un mauvais stationnement devant la commissaire de police du 1er arrondissement de San Pedro et refusé de remettre à l’officier supérieur son permis de conduire, a été mis aux arrêts, puis placé en garde à vue durant trois jours, avant d’être déféré au parquet de Sassandra. Il est incarcéré depuis lors à la prison civile.

Informés de cette situation, les chauffeurs de taxis ont déclenché une grève illimitée samedi matin pour exiger sa libération.

(AIP)

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