Grève à la SUCAF-Ferké : l’entreprise et la police démentent des cas de mort parmi les manifestants

Abidjan, 22 jan (AIP)- La Sucrerie africaine de Côte d’Ivoire (SUCAF) de Ferkéssédougou et la police démentent l’information selon laquelle deux agents grévistes de cette entreprise auraient trouvé la mort dans la journée de vendredi, lors des violents affrontements avec les forces de l’ordre.

“Il n’ya pas eu de mort, mais il y a eu des blessés dont un cas grave qui a été immédiatement transféré à l’hôpital”, a indiqué à l’AIP le chargé de communication de la SUCAF-Ferké, Kouadio Gilles, dans la soirée de vendredi à Ferkessédougou.

Une grève déclenchée le 08 janvier par les agents de cette société, s’est durcie vendredi, avec un mouvement de colère des ouvriers qui a viré en de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Les leaders des manifestants, ainsi que des témoins joint par l’AIP avait évoqué deux morts et plusieurs blessés.

Le préfet de police de Korhogo, Kouamé Boittini, dont le service couvre tout le district des Savanes, a également démenti cette information. Recevant l’AIP à son bureau, il a fait savoir que le blessé grave en question, du nom de Soro Ismaila – même nom avancé par les grévistes pour identifier l’une personnes annoncées mortes durant les affrontements-, couturier à Ferkessédougou, a été admis depuis 16 heures dans une clinique privée de Korhogo. Ce dernier aurait été atteint au coup, “probablement par des projectiles”, a précisé M. Boittini.

Le calme est de retour à Ferkessédougou depuis la fin de l’après-midi, après une demi-journée de chaudes altercations entre forces de l’ordre et manifestants, marquées par des jets de gaz lacrymogène et courses poursuites dans les environs de l’entreprise et ses plantations de cannes à sucre.

Selon son chargé de communication Kouadio Gilles, la SUCAF a enregistré de “nombreux dégâts”, les manifestants ayant incendié des hectares de cannes à sucre, et détruit des pivots d’irrigations et d’autres matériels de travail.

Ces manifestations auront “des incidences certaines sur la production sucrière de la campagne prochaine”, craint M. Kouadio.

La SUCAF-CI emploie quelque 3500 personnes dont 1200 postes permanents.

(AIP)

tm