Côte d’Ivoire-AIP/ SNE 2026: Le ministre Jacques Assahoré appelle à des mesures concrètes pour préserver la qualité des ressources hydriques
Par PIECHION BENJAMIN SORO / 20 octobre 2026 à 20:06 / il y a 10 heures / Temps de lecture : 4 minAbidjan, 20 oct 2026 (AIP) – Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a appelé mardi 20 octobre 2026, à l’adoption de mesures concrètes pour préserver durablement la qualité des ressources en eau en Côte d’Ivoire, soulignant la nécessité de traduire les engagements en résultats tangibles.
« Nous ne manquons pas de diagnostics. Nous avons besoin de mesures applicables, assorties de responsables et d’échéances », a déclaré M. Assahoré lors de la cérémonie d’ouverture de la 11ᵉ édition de la Semaine nationale de l’eau (SNE 2026), organisée à la maison de l’Entreprise, à Abidjan Plateau.
Placée sous le thème « Assurer durablement la qualité des ressources en eau pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063 », cette édition se tient du 19 au 25 octobre dans un contexte marqué par la proclamation de 2026 comme « Année africaine de l’eau et de l’assainissement » par l’Union africaine.
Le ministre a expliqué que le choix de mettre l’accent sur la qualité de l’eau répond à des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques. « Une eau abondante mais polluée est une eau perdue », a-t-il affirmé, relevant les coûts supplémentaires de traitement ainsi que les conséquences de la pollution sur la santé des populations, les sols, les ressources halieutiques et les écosystèmes.
Il a notamment cité les pollutions industrielles, agricoles et domestiques, l’utilisation incontrôlée de substances chimiques dans certaines activités extractives, la dégradation des berges et le recul du couvert forestier parmi les principales menaces pesant sur les ressources hydriques.
Pour répondre à ces défis, il a mis en avant le Code de l’eau, la Gestion intégrée des ressources en eau, la protection des aquifères stratégiques ainsi que le suivi des ressources et la prévention des risques de sécheresse, d’inondation et de pollution.
Jacques Assahoré Konan a invité les experts participant aux travaux de la Semaine nationale de l’eau à privilégier des propositions concrètes, adaptées aux réalités territoriales et élaborées dans une démarche concertée associant administrations, chercheurs, entreprises, collectivités territoriales et société civile.
Les échanges portent notamment sur la sécurité hydrique et la résilience climatique, ainsi que sur la gouvernance territoriale des bassins versants, à partir de l’exemple du bassin du Bandama. Ils devront déboucher sur une déclaration et une feuille de route dont le ministre s’est engagé à porter les conclusions devant le Gouvernement.

Dans le cadre de cette 11ᵉ édition, des actions de sensibilisation sont également prévues à Aboisso, Bouaké et Divo, afin de mobiliser les populations autour de la protection des ressources en eau.
Une conférence inaugurale portant sur le thème « Disponibilité durable de l’eau et Agenda 2063 : enjeux, défis et opportunités pour la Côte d’Ivoire » a été animée par l’expert Touré Sékou.
Des présidents d’institutions, des membres du gouvernement et des directeurs régionaux ont reçu des cartes du réseau hydrographique ainsi que des exemplaires du Code de l’eau.
Instituée par le décret n° 2013-44 du 30 janvier 2013, la Semaine nationale de l’eau constitue un cadre de sensibilisation et de concertation sur la gestion durable des ressources en eau. Cette 11ᵉ édition entend contribuer à l’accélération des engagements de la Côte d’Ivoire en faveur de la sécurité hydrique et de la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
(AIP)
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