Côte d'Ivoire-AIP/ AITEK Innovation Summit 2026 : les acteurs de la Tech appelés à transformer l’IA en impact concret
Par ALAIN ZAGADOU / 2 octobre 2026 à 14:54 / il y a 3 jours / Temps de lecture : 4 minAbidjan, 2 oct 2026 (AIP)-La deuxième édition de l’AITEK Innovation Summit, placée sous le thème « De l’intelligence artificielle à l’impact », se tient vendredi 2 octobre 2026 à Abidjan-Marcory, en présence de plusieurs acteurs des secteurs public, privé et de la Tech, ainsi que d’autorités gouvernementales et diplomatiques, notamment le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, et l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire.
Pour le fondateur d’AITEK et initiateur de l’événement, Dr Redda Ben Geloune, cette rencontre vise à dépasser les discussions générales sur l’intelligence artificielle pour examiner ses effets concrets sur les populations et les économies africaines.
« La véritable question aujourd’hui, c’est de savoir comment on va passer justement de l’intelligence artificielle à un impact », a-t-il déclaré, estimant que cette technologie doit notamment contribuer à améliorer les conditions de vie des citoyens et à réduire le retard du continent dans le domaine technologique.
Il a également insisté sur l’importance du dialogue entre les différents acteurs de l’écosystème technologique, estimant que la confrontation des idées peut permettre de faire émerger des solutions concrètes.
« Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est de la qualité », a relevé Dr Redda Ben Geloune, soulignant que la réussite du sommet ne devrait pas être mesurée uniquement à l’aune du nombre de participants, mais également à la qualité des échanges et des idées qui en sortiront.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a relevé que l’AITEK Innovation Summit s’inscrit désormais dans la durée et rassemble un écosystème technologique de plus en plus large.
Selon lui, les enjeux liés à l’intelligence artificielle ont évolué, passant de la compréhension de la technologie à son déploiement, sa maîtrise et la sécurisation de ses usages.
« Notre responsabilité collective est de leur donner les moyens de transformer cette compétence en emploi, en entreprise, en recherche, en innovation et en valeurs créées ici sur le continent », a-t-il déclaré, en référence aux jeunes Africains qui utilisent et développent déjà des solutions basées sur l’intelligence artificielle.
Le ministre a appelé à faire de l’intelligence artificielle un véritable levier de création de valeur pour les économies africaines, estimant que le principal défi consiste désormais à permettre aux compétences développées localement de trouver les moyens nécessaires à leur expression sur le continent.
Il a, par ailleurs, invité les participants à faire émerger des propositions et des engagements concrets à l’issue des travaux.
« Un projet financé, un partenariat signé, une équipe formée valent mieux que tous les rapports », a-t-il souligné, plaidant également pour que la jeunesse soit placée « au cœur de cette transformation ».
Les travaux portent notamment sur « IA et transformation du travail », « Innovation africaine : financer, acheter, changer d’échelle », « Souveraineté numérique », « IA : de l’expérimentation à la performance » et « Cyber-résilience à l’ère de l’IA ».
À travers ces différentes thématiques, les participants sont appelés à réfléchir aux conditions permettant de renforcer l’usage de l’intelligence artificielle, de soutenir l’innovation africaine et de consolider la souveraineté numérique du continent.
La première édition de l’AITEK Innovation Summit, organisée en 2024, avait réuni plus de 1 500 participants, 50 dirigeants et experts ainsi que 23 partenaires. Elle avait également compté 25 stands et espaces, 17 ateliers et une portée médiatique estimée à plus de 1,1 million de personnes, selon les organisateurs.
La deuxième édition entend ainsi franchir une nouvelle étape en mettant l’accent sur les applications concrètes de l’intelligence artificielle.
Au-delà des échanges et des réflexions, les organisateurs et les pouvoirs publics attendent des travaux des propositions susceptibles de déboucher sur des partenariats, des projets et des initiatives favorisant la création de valeur et d’opportunités pour la jeunesse africaine.
(AIP)
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