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Côte d’Ivoire-AIP/ PND 2026-2030 : le ministre Djibril Ouattara présente les sept piliers de l’accélération numérique

Côte d’Ivoire-AIP/ PND 2026-2030 : le ministre Djibril Ouattara présente les sept piliers de l’accélération numérique

Par ALAIN ZAGADOU / 16 septembre 2026 à 08:11 / il y a 15 heures / Temps de lecture : 4 min

Abidjan, 16 sept 2026 (AIP)- Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a présenté, mardi 15 septembre 2026 à la Maison de l’Entreprise au Plateau, les sept piliers de la feuille de route gouvernementale pour accélérer la transformation numérique de la Côte d’Ivoire, lors de la deuxième session des rencontres « Focus PND » organisée par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI).

Cette rencontre, consacrée au secteur de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, vise à renforcer l’appropriation du Plan national de développement (PND) 2026-2030 par le secteur privé et à permettre aux entreprises de mieux identifier les opportunités liées aux projets structurants de l’État.

Selon M. Ouattara, la feuille de route élaborée par son département repose sur sept piliers stratégiques, déclinés en 40 projets structurants, dont la mise en œuvre nécessite une implication importante du secteur privé.

Le premier pilier porte sur la structuration et le développement de la connectivité et de l’accès à internet, avec notamment l’objectif d’étendre la couverture à l’ensemble des zones habitées du pays, de favoriser l’accès aux équipements et de réfléchir à l’intégration des technologies satellitaires dans la couverture universelle.

Le deuxième concerne la transformation numérique de l’administration pour tous, afin de permettre aux citoyens et aux entreprises d’accéder aux services publics à distance. Le ministre a notamment évoqué la mise en place d’un cadre de gouvernance renforcé, l’interopérabilité des plateformes et la structuration des registres de référence autour d’une identité numérique.

Le troisième pilier vise le développement de l’écosystème de l’innovation technologique, avec l’ambition d’impliquer aussi bien les jeunes startups que les entrepreneurs expérimentés et les entreprises établies.

« Nous souhaitons intéresser aujourd’hui tout le monde à l’innovation technologique », a déclaré M. Ouattara, estimant que l’innovation doit également constituer pour les entreprises un levier de productivité et de diversification.

Le quatrième pilier porte sur le développement d’une intelligence artificielle nationale, destinée notamment à améliorer la performance de l’administration, des entreprises et des services aux citoyens.

Le cinquième pilier est consacré au renforcement de la cybersécurité et de la confiance numérique, afin de favoriser l’utilisation des services numériques et les transactions en ligne dans un environnement sécurisé.

Le sixième vise le développement des compétences numériques, à travers notamment la préparation de nouvelles générations de diplômés répondant aux besoins des entreprises, mais aussi l’amélioration de la capacité des populations à utiliser les outils numériques.

Enfin, le septième pilier concerne la redynamisation du commerce électronique, avec notamment une transformation en profondeur des services postaux pour soutenir la logistique et permettre aux acteurs économiques, y compris ceux établis à l’intérieur du pays, d’accéder à des marchés plus larges.

Pour le ministre, ces sept piliers doivent contribuer à porter la contribution de l’économie numérique au produit intérieur brut à 15 % à l’horizon 2030, contre une estimation actuelle comprise entre 6 et 8 %.

Il a insisté sur la nécessité de voir émerger des champions nationaux capables de porter cette ambition, estimant que les 40 projets de la feuille de route constituent autant de possibilités d’investissement, de partenariats et de croissance pour le secteur privé.

« Chacun de ces chantiers est une porte d’entrée pour vos investissements, vos partenariats et votre croissance », a-t-il relevé, invitant les entreprises à s’approprier les différents projets.

De son côté, le président de la CGECI, Ahmed Cissé, a souligné l’importance du dialogue entre l’État et le secteur privé dans la mise en œuvre du PND 2026-2030. Il a notamment souhaité que les opérateurs économiques disposent d’une meilleure visibilité sur la maturité des projets, leurs mécanismes de financement, les partenariats public-privé envisagés et les calendriers d’exécution.

« Nos entreprises sont prêtes à co-construire avec l’État les chantiers portés par votre ministère pour faire ainsi du numérique le levier structurant du développement de notre beau pays, la Côte d’Ivoire », a-t-il affirmé.

Cette deuxième session des « Focus PND » ouvre le cycle des rencontres sectorielles initiées par la CGECI, après la session inaugurale consacrée aux grandes orientations du PND 2026-2030.

(AIP)

kkt/zaar