Côte d'Ivoire-AIP/ « Nous devons passer à un BTP plus intelligent et plus connecté », selon Dr Arnaud Zagbaï Tapé (Interview)
Par PIECHION BENJAMIN SORO / 16 septembre 2026 à 12:47 / il y a 1 heure / Temps de lecture : 17 minPar Piechion Benjamin
Abidjan, 16 sept 2026 (AIP)- Ingénieur, ancien directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), enseignant à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro et à l’Université de San-Pedro, le docteur Arnaud Zagbai Tapé, diplômé de l’école nationale des ponts et chaussées de Paris promotion 1986 est un observateur privilégié des mutations du secteur ivoirien du bâtiment et des travaux publics (BTP).
Membre du comité scientifique du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA) qui se tient du 17 au 19 septembre 2026 au Parc des expositions d’Abidjan, il analyse les bouleversements induits par la digitalisation, l’intelligence artificielle, le BIM, les drones et la robotique. Dans cette interview, il explique comment la Côte d’Ivoire dispose d’atouts importants pour réussir cette transformation, à condition d’investir davantage dans la formation, l’innovation et la responsabilisation des compétences nationales.
AIP : Vous avez consacré l’essentiel de votre carrière aux infrastructures et aux grands travaux. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’évolution de ce secteur ?
Docteur Arnaud Zagbai : J’ai fait l’essentiel de mon parcours professionnel dans le domaine des études et du contrôles des travaux d’infrastructures routières et de bâtiment. J’ai commencé à la Direction et au Contrôle des Grands Travaux, qui était couramment appelée DCGTX. En 1996, sous la direction de monsieur Tidjane Thiam, cette structure s’est transformée en Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD). J’y ai successivement exercé les fonctions de directeur, de directeur général adjoint, puis de directeur général.
Aujourd’hui, je suis consultant, enseignant à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro ainsi qu’à l’Université de San-Pedro. Je suis également deuxième vice-Président de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR)- au niveau international et membre du comité scientifique du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026) mis en place par le Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (GIBTP). Toutes ces expériences me permettent d’observer de très près les transformations du secteur du BTP.
Nous sommes aujourd’hui à un tournant important. Le BTP ne devrait plus fonctionner uniquement avec les méthodes traditionnelles, le secteur devrait tenir compte des évolutions technologiques en cours et s’en approprier. La digitalisation, l’intelligence artificielle, la robotique, les drones et le Building Information Modeling (BIM) envahissent l’environnement du métier de Génie Civil, et sont désormais des outils incontournables.
AIP : Le thème du SIA 2026 accorde une place importante à la digitalisation, à l’économie circulaire et à la gestion durable des ressources dans le BTP. Quel nouveau modèle ces mutations peuvent-elles faire émerger dans le BTP ivoirien ?
AZ : Nous nous dirigeons de plus en plus vers la numérisation de l’ensemble des activités économiques. Le développement de l’informatique et surtout de l’Internet a permis de créer de nombreux outils destinés à faciliter le travail humain. Le BTP n’échappe pas à cette évolution. La digitalisation peut intervenir dans la conception, la réalisation, le suivi et même la maintenance des ouvrages. Elle permet de travailler plus rapidement, avec davantage de précision et une meilleure capacité de contrôle. Nous devons donc passer progressivement d’un BTP essentiellement fondé sur des méthodes traditionnelles à un BTP plus intelligent, plus connecté et davantage fondé sur les données numérisées.
AIP : Où en est concrètement la Côte d’Ivoire dans cette transformation numérique ? Sommes-nous encore au stade expérimental ?
AZ : Il y a eu une évolution considérable. Lorsque nous avons commencé au début des années 1990, les plans des ouvrages étaient réalisés manuellement par des dessinateurs. Les projets étaient exécutés sur papier et la moindre correction pouvait nécessiter beaucoup de temps. Aujourd’hui, avec des logiciels comme AutoCAD, les plans peuvent être conçus et modifiés rapidement. Le gain de temps est considérable et la précision est beaucoup plus grande. Nous sommes donc bien engagés dans la transformation numérique. Cependant, je dirais que nous sommes encore dans une phase de progression. Certaines technologies sont déjà utilisées, mais leur déploiement n’est pas encore généralisé à l’ensemble du secteur.
AIP : Le BIM semble occuper une place importante dans cette transformation. Que change-t-il concrètement ?
AZ : Le Building Information Modeling ou BIM, constitue une véritable rupture. Il s’agit d’une maquette numérique intelligente qui permet de centraliser différentes informations relatives à un projet. Avec le BIM, plusieurs étapes peuvent être intégrées sur une même plateforme. On peut concevoir le projet, préparer sa réalisation, suivre l’exécution et disposer d’informations utiles à la gestion future de l’ouvrage. Cela permet également de mieux coordonner les différents intervenants. On gagne du temps, on réduit les risques d’erreurs et on améliore la qualité du suivi. Le BIM n’est donc pas une simple maquette numérique, c’est un véritable outil de gestion du cycle de vie d’un projet.
AIP : Les drones constituent également une innovation importante. Quel est leur apport sur les chantiers ? Leur apport est considérable, notamment en topographie et dans l’inspection des ouvrages.
AZ : Jadis, pour effectuer le levé d’un terrain, le topographe devait se déplacer avec un théodolite et une mire, aujourd’hui avec une station totale, il peut lever les différents points d’une parcelle. Toutefois, lorsque la superficie est grande, on passe beaucoup de temps. L’avènement des drones permet de couvrir une grande surface en peu de temps. On peut ensuite déterminer la superficie, établir la configuration du terrain, obtenir les courbes de niveau et disposer d’une représentation beaucoup plus précise de la zone étudiée. Les drones sont également très utiles pour inspecter les parties des ouvrages d’art difficiles d’accès. Pour un pont particulièrement haut, par exemple, il peut être dangereux de se rendre directement sous l’ouvrage. Un drone permet de visualiser les dégradations sans exposer les techniciens.
AIP : Vous avez également évoqué une expérimentation utilisant l’intelligence artificielle pour le comptage des véhicules. En quoi cette expérience est-elle révélatrice des possibilités offertes par la technologie ?
AZ : C’est une application très concrète. Dans le cadre d’une expérimentation menée sur des infrastructures routières à Abidjan, notamment au niveau du pont du Grand Carrefour de Koumassi et du boulevard reliant cette zone au Grand Moulin d’Abidjan en passant par Petit-Bassam, le pont de Vridi, nous avons vérifié le trafic en procédant à un comptage par cameras et radars des véhicules. Auparavant, ce travail était effectué manuellement. Des techniciens se plaçaient aux abords de la route et comptaient les véhicules un à un. Les images sont ensuite traitées par l’intelligence artificielle pour catégoriser les véhicules. Ce processus a été effectué par nos partenaires pour distinguer les vélos, les motocyclettes, des véhicules légers, et des poids lourds. Cette expérience montre que l’intelligence artificielle peut répondre à des problématiques très concrètes de mobilité et d’aménagement urbain.
AIP : L’intelligence artificielle est souvent présentée comme une révolution. Mais qu’est-ce qu’elle peut réellement apporter au BTP ivoirien ?
AZ : Elle peut intervenir à plusieurs niveaux. Elle peut contribuer à l’analyse des données, à la conception, à l’optimisation des projets, au suivi des chantiers et à la détection de certaines anomalies. Associée au BIM, aux drones, aux capteurs et à la robotique, elle peut permettre de disposer d’un environnement de travail beaucoup plus performant. Mais il faut éviter de considérer l’intelligence artificielle comme une solution magique. Elle est un outil. Il faut des professionnels capables de comprendre les données, de contrôler les résultats et de prendre les bonnes décisions. C’est pourquoi la question de la formation est fondamentale.
AIP : Justement, la Côte d’Ivoire dispose-t-elle des compétences nécessaires pour accompagner cette révolution ?
AZ : Nous avons déjà une base solide. Les jeunes sont aujourd’hui familiarisés très tôt avec les outils numériques. Dans les établissements de formation, l’informatique est devenue une composante essentielle. À l’INP-HB, par exemple, les étudiants sont formés à différentes technologies et disposent d’une solide base scientifique. Ils peuvent ensuite s’approprier le BIM, l’intelligence artificielle, les logiciels spécialisés ou encore les outils de traitement des données. Le véritable défi est de faire en sorte que cette formation corresponde aux besoins réels des entreprises.
AIP : La formation professionnelle répond-elle suffisamment aux besoins du marché du travail ?
AZ: Il faut faire une distinction entre les établissements et les niveaux de formation. Dans certains établissements, notamment ceux qui disposent d’une longue expérience dans la formation des ingénieurs, les étudiants sont très bien préparés. À l’INP-HB, par exemple, certains étudiants sont sollicités par les entreprises avant même la fin de leur formation. Mais la libéralisation du marché de la formation a entraîné une multiplication d’établissements. Les formations ne sont donc pas nécessairement homogènes. Il faut renforcer les liens entre les entreprises et les établissements de formation afin que les programmes correspondent davantage aux réalités du marché.
AIP : Le problème n’est-il pas également celui de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ?
AZ : Effectivement. Les entreprises existantes ne pourront pas absorber chaque année tous les jeunes diplômés. Il faut donc développer une autre approche : former les jeunes non seulement à être des employés, mais aussi à devenir des entrepreneurs capables de créer des solutions et des entreprises. Nous devons encourager la création de start-up dans les domaines de la digitalisation du BTP, de la topographie, du suivi des chantiers, de l’intelligence artificielle et de la gestion des infrastructures. L’État pourrait davantage accompagner ces jeunes dans la création de leurs entreprises.
AIP : La transformation numérique risque-t-elle néanmoins de détruire des emplois ?
AZ : Elle va certainement transformer des certains métiers. Nous avons déjà connu ce phénomène avec l’arrivée de l’informatique. Le métier de secrétaire, par exemple, a profondément changé. Certaines tâches qui nécessitaient autrefois plusieurs personnes peuvent aujourd’hui être réalisées directement sur un ordinateur. Dans le BTP, le métier de dessinateur-projeteur va lui aussi évoluer. L’architecte doit désormais maîtriser les outils numériques. Mais la disparition de certaines tâches ne signifie pas nécessairement la disparition du travail. De nouveaux métiers vont apparaître. Notre responsabilité est donc d’accompagner les travailleurs dans cette transition afin qu’ils puissent acquérir les de nouvelles compétences nécessaires.
AIP : Vous plaidez également pour une plus grande responsabilisation des ingénieurs ivoiriens. Pourquoi est-ce important ?
AZ : Parce qu’un pays ne peut pas durablement dépendre de compétences extérieures pour réaliser ses infrastructures stratégiques. Il faut donner aux ingénieurs ivoiriens la possibilité d’apprendre et d’acquérir de l’expérience sur des projets complexes. Je propose notamment le développement de véritables chantiers-écoles. On peut confier certains projets à des entreprises ivoiriennes, éventuellement en partenariat avec des entreprises disposant d’une expertise internationale. L’objectif est de permettre aux entreprises nationales d’apprendre progressivement, de gagner en expérience et de devenir des champions nationaux.
AIP : Vous avez un exemple historique qui vous a marqué ?
AZ : Oui. Lorsque je suis allé au Brésil, on m’a expliqué que le métro brésilien avait été réalisé par des ingénieurs brésiliens, alors que d’autres pays disposaient déjà d’une grande expérience dans ce domaine. Les Brésiliens ont accepté de se lancer et d’apprendre. C’est cette logique que nous devons également avoir. Nous pouvons travailler avec des partenaires internationaux, mais il faut que les compétences ivoiriennes soient pleinement associées afin qu’elles acquièrent progressivement l’expérience nécessaire.
AIP : Cette logique a-t-elle déjà été appliquée en Côte d’Ivoire ?
AZ : Oui. Au BNETD, les jeunes ingénieurs étaient progressivement responsabilisés. Ils commençaient comme adjoints aux chefs de mission. Ils travaillaient pendant plusieurs années aux côtés de cadres expérimentés avant de se voir confier à leur tour des responsabilités importantes. Cette méthode a permis de constituer progressivement un corps d’ingénieurs capables de prendre le relais. C’est la preuve que la formation associée à l’expérience de terrain fonctionne.
AIP : Peut-on imaginer demain des chantiers entièrement digitalisés en Côte d’Ivoire ?
AZ : Oui, mais nous n’y sommes pas encore totalement. Certaines technologies sont déjà utilisées ponctuellement. Des machines disposent de capteurs, certains chantiers utilisent des outils numériques et les drones sont de plus en plus présents. Mais on ne peut pas encore dire que l’ensemble du cycle d’un chantier est systématiquement digitalisé. Il faut maintenant passer de quelques expériences isolées à une adoption plus large.
AIP : Quel rôle l’économie circulaire peut-elle jouer dans cette transformation ?
AZ : Elle est essentielle. Le BTP consomme énormément de ressources naturelles et génère également beaucoup de déchets. Nous devons donc apprendre à recycler davantage les matériaux et à optimiser leur utilisation. Dans le domaine routier, par exemple, certaines techniques permettent de recycler des matériaux existants plutôt que d’utiliser systématiquement de nouvelles ressources. L’économie circulaire permet donc de réduire les coûts, de préserver les ressources naturelles et de mieux respecter l’environnement.
AIP : La digitalisation peut-elle également contribuer à réduire les coûts des chantiers ?

AZ : Absolument. La digitalisation permet d’optimiser le temps, les ressources humaines et les matériaux. Prenons simplement le suivi d’un chantier. Si les informations sont disponibles rapidement et de manière centralisée, les responsables peuvent prendre des décisions plus rapidement. Les outils numériques permettent également d’éviter certains déplacements inutiles et de réduire certaines tâches répétitives. Le gain peut donc être à la fois financier, temporel et organisationnel.
AIP : Vous évoquez souvent la nécessité d’une véritable culture technologique. Que signifie cette notion ?
AZ : Nous évoluons aujourd’hui dans un environnement que l’on peut qualifier de techno-culturel. Les enfants utilisent très tôt des tablettes, des ordinateurs et des téléphones. Les nouvelles générations grandissent donc avec la technologie. C’est une évolution très importante. Autrefois, certains jeunes arrivaient en ville sans avoir été confrontés à l’électricité ou à certains équipements technologiques. Aujourd’hui, cette situation change progressivement. Je suis donc optimiste. Les jeunes Africains ont les capacités nécessaires pour s’approprier les nouvelles technologies. Mais nous devons faire en sorte qu’ils ne soient pas seulement des utilisateurs. Ils doivent également devenir des concepteurs et des innovateurs.
AIP : Si vous deviez définir aujourd’hui une feuille de route pour transformer le BTP ivoirien, quelles seraient vos trois priorités ?
AZ : La première priorité serait la formation. Il faut former davantage les professionnels et les jeunes aux technologies nouvelles : BIM, intelligence artificielle, drones, robotique, logiciels spécialisés et analyse des données. La deuxième serait la mise en situation sur le terrain. Il faut multiplier les chantiers-écoles et donner progressivement des responsabilités aux ingénieurs et aux entreprises ivoiriennes. La troisième serait de favoriser l’innovation nationale. Nous devons encourager les jeunes à développer leurs propres solutions technologiques adaptées aux réalités ivoiriennes. Il ne suffit pas d’acheter des technologies conçues ailleurs. Nous devons également être capables d’en développer certaines nous-mêmes.
AIP : Que peut apporter cette transformation au développement des grands projets nationaux, notamment les programmes d’aménagement et de logements ?
AZ : Du point de vue technique, les outils numériques permettent aujourd’hui d’aller beaucoup plus vite. Avec le BIM, par exemple, un bureau d’études peut concevoir rapidement un projet d’aménagement, intégrer les voiries, les réseaux, les caniveaux, les bâtiments et produire les documents techniques nécessaires. L’intelligence artificielle et les logiciels spécialisés peuvent également accélérer certains calculs. Mais la technologie ne suffit pas. Il faut également les ressources financières, la disponibilité du foncier, les dispositions administratives nécessaires et surtout l’adhésion des populations. La réussite d’un grand projet repose donc sur la combinaison de l’efficacité technique et de la maîtrise des dimensions administratives et sociales.
AIP : Vous êtes donc optimiste quant à l’avenir du BTP ivoirien ?
AZ : Oui, je suis optimiste, à condition que nous acceptions de nous adapter. La technologie avance rapidement. Ceux qui ne prennent pas le train du numérique risquent de prendre du retard. L’Afrique ne doit pas rester en marge de cette évolution. Nous devons nous approprier les technologies, former nos jeunes, développer nos propres solutions et donner davantage de responsabilités à nos compétences nationales. La transformation numérique du BTP n’est donc pas simplement une question de machines ou de logiciels. C’est une question de compétitivité, d’emploi, et de développement. Notre ambition doit être de faire de la technologie un outil au service du développement de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
AIP : Le salon constitue justement une occasion de présenter ces innovations. Qu’attendez-vous de cette édition ?
AZ : C’est la cinquième édition du salon et nous constatons progressivement une évolution. Cette année, l’accent est mis notamment sur la digitalisation et l’économie circulaire dans le BTP. C’est important parce que les entreprises doivent comprendre que ces technologies peuvent améliorer leur compétitivité. Le salon doit être un espace de découverte, mais aussi de rencontres et de partenariats. Les professionnels pourront découvrir de nouvelles technologies, échanger avec leurs pairs et réfléchir à leur adaptation aux réalités de leurs entreprises.
AIP : Vous insistez beaucoup sur la jeunesse. Quel message adressez-vous aux étudiants et jeunes diplômés qui souhaitent s’orienter vers le BTP ?
AZ : Je leur dirais de ne pas avoir une vision trop limitée du génie civil. Le génie civil ne se résume pas à construire des bâtiments, des routes ou des ponts. Il englobe de nombreux métiers. Les jeunes doivent également comprendre que le numérique ouvre de nouvelles possibilités : intelligence artificielle, BIM, drones, robotique, gestion des données, modélisation et maintenance intelligente des infrastructures. Je leur conseille surtout de ne pas attendre uniquement un emploi. Ils doivent aussi réfléchir à la manière de créer leurs propres activités.
AIP : Et quel message adressez-vous aux entreprises ivoiriennes ?
AZ : Je leur demande de venir découvrir les nouvelles technologies et surtout de ne pas avoir peur de les adopter. Une entreprise qui refuse d’évoluer risque de perdre progressivement sa compétitivité. Il faut investir dans la formation des salariés, moderniser les méthodes de travail et intégrer progressivement les outils numériques. Les entreprises doivent également ouvrir davantage leurs portes aux jeunes afin qu’ils puissent acquérir une expérience pratique.
(AIP)
bsp/zaar