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Côte d’Ivoire-AIP/ L’agroforesterie présentée comme une solution pour une production durable de l’anacarde

Côte d’Ivoire-AIP/ L’agroforesterie présentée comme une solution pour une production durable de l’anacarde

Par OLYMPIO SYLVAIN GONETY / 14 septembre 2026 à 15:39 / il y a 6 heures / Temps de lecture : 3 min

Yamoussoukro, 14 sept 2026 (AIP) – L’agroforesterie a été présentée, jeudi 10 septembre 2026 à Yamoussoukro, comme une opportunité de concilier la production d’anacarde avec la restauration du couvert forestier et l’adaptation des exploitations aux effets du changement climatique, lors d’un atelier consacré à cette thématique.

À l’ouverture de la rencontre, les participants ont été invités à faire de l’agroforesterie un levier de durabilité de la filière anacarde, en intégrant la dimension environnementale dans les pratiques agricoles. L’objectif est notamment de permettre la coexistence, dans les plantations, de la production agricole et de la restauration du couvert végétal.

Le représentant du ministère des Eaux et Forêts, Colonel Aka, a souligné que la filière anacarde doit désormais « produire davantage, mais surtout produire durablement », relevant son importance dans l’économie ivoirienne, notamment en matière de revenus pour les producteurs, d’emplois et de développement des communautés.

Selon lui, la réhabilitation des plantations ne consiste pas seulement à remettre les arbres en production. Elle doit également permettre de restaurer la capacité productive des terres, d’améliorer les rendements, de renforcer les revenus des producteurs et de reconstruire un environnement agricole plus résilient.

L’agroforesterie permet notamment d’introduire des essences forestières compatibles avec l’anacardier, de renforcer la biodiversité, de contribuer au stockage du carbone et d’améliorer la résilience des exploitations face au stress hydrique et thermique.

Les producteurs ont été encouragés à considérer la plantation d’arbres dans les vergers d’anacardier non comme une contrainte, mais comme un investissement susceptible de protéger les sols, de lutter contre l’érosion, de favoriser la biodiversité et de contribuer à la pérennité de leurs revenus.

Face aux modifications des saisons, à l’irrégularité des pluies, aux épisodes de sécheresse et à la dégradation des sols, les acteurs de la filière ont été appelés à privilégier l’adaptation et l’anticipation.

L’atelier devait notamment permettre aux producteurs de mieux comprendre les enjeux liés au changement climatique, à la déforestation et au stockage du carbone, mais également de maîtriser le choix des essences forestières, la densité d’association, leur disposition dans les plantations ainsi que les techniques de plantation et d’entretien.

Les organisateurs ambitionnent, à travers cette initiative, de créer un réseau de producteurs dans les 19 zones de production afin de favoriser la diffusion des bonnes pratiques. Les producteurs ont ainsi été invités à « apprendre et transmettre » les techniques acquises au cours de la formation.

Le projet UOMICA, représenté par son directeur des projets, Olivier Cabré, a également réaffirmé son engagement aux côtés des acteurs de la filière. Il a notamment insisté sur la nécessité de faire de l’anacarde une source de transformation locale, d’investissement et de création d’emplois décents, sans compromettre la préservation des ressources naturelles.
(AIP)
gso/cmas