Côte d’Ivoire-AIP/ La deputée Adjaratou Traoré restitue son mandat parlementaire aux populations de Koumassi
Par DANIELLE TIEMELE / 13 septembre 2026 à 15:24 / il y a 7 heures / Temps de lecture : 3 minAbidjan, 13 sept 2026 (AIP) – La députée de Koumassi, Adjaratou Traoré épouse Coulibaly, a rendu compte aux populations de sa circonscription des travaux parlementaires menés au cours de la première session ordinaire 2026 de l’Assemblée nationale, lors d’une tribune citoyenne organisée samedi 12 septembre 2026 à sa permanence.
Dénommée « Assemblée hors les murs », cette rencontre visait à rapprocher davantage l’élue de ses mandants, à travers la restitution des travaux parlementaires, l’explication des lois adoptées et le recueil des préoccupations des populations.
Placée sous le thème, « Rendre compte. Écouter. Bâtir ensemble », la tribune intervient après la clôture, en juin 2026, de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale.
Mme Traoré a rappelé que le député a pour principales missions de représenter les populations, de légiférer et de contrôler l’action du Gouvernement. Elle a toutefois insisté sur l’importance, pour les élus, de rendre compte de l’exercice du mandat qui leur a été confié par les citoyens.
La députée a ainsi présenté le bilan de la première session ordinaire 2026, qui, selon les données communiquées, a enregistré 163 jours de travaux et l’examen de 27 projets de loi, dont 26 adoptés à l’unanimité. Le taux de présence des députés s’est établi à près de 90 %, a-t-elle indiqué.
Parmi les principaux textes adoptés, elle a évoqué le Plan national de développement (PND) 2026-2030, présenté comme la feuille de route du pays pour les cinq prochaines années. « Nous avons voté le grand Plan national de développement, le PND 2026-2030. C’est la feuille de route du pays pour les cinq prochaines années : plus d’écoles, plus d’hôpitaux, une économie plus forte et davantage d’emplois pour notre jeunesse », a expliqué l’élue.
Adjaratou Traoré a également rendu compte des réformes concernant notamment le foncier rural et la structuration de certaines filières agricoles, notamment le coco, le karité et l’élevage. Elle a expliqué que les décisions prises au Parlement peuvent avoir des répercussions directes sur la vie des populations de Koumassi, notamment à travers l’approvisionnement des marchés et l’évolution des prix des produits.
« Koumassi ne vit pas isolée du reste du pays. Les produits que nous retrouvons dans nos marchés proviennent en partie de nos zones de production », a-t-elle fait observer, soulignant que les lois relatives au foncier ou à l’agriculture peuvent avoir des conséquences sur « nos marchés, nos assiettes et le portefeuille de nos ménages ».
La parlementaire a également présenté des textes relatifs à la protection et à la reconnaissance des travailleurs, en insistant sur la nécessité de prendre en compte l’ensemble des catégories sociales. « Derrière chacun de ces textes, il y a une même exigence : ne laisser personne au bord du chemin », a-t-elle déclaré.
La Vice-présidente du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Adjaratou Traoré épouse Coulibaly, a également rendu compte de ses activités au niveau communautaire. Elle a plaidé pour le renforcement de l’intégration régionale afin de favoriser la circulation des opportunités entre les pays de la sous-région.
Selon elle, l’ambition du Parlement de la Cedeao est de « faire tomber les barrières pour que les opportunités puissent, elles, franchir les frontières ».
(AIP)
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