Des “classes de fortune” vont être construites pour résorber le trop plein d’élèves générés par la politique d’école obligatoire

Des "classes de fortune" vont être construites pour résorber le trop plein d’élèves générés par la politique d’école obligatoire

Abengourou, 14 nov (AIP)- La première responsable de la direction régionale de l’éducation nationale et de l’enseignement technique (DRENET) d’Abengourou, Joséphine Koffi, a annoncé vendredi, au cours d’un entretien avec l’AIP, la création dans les mois à venir de “classes de fortune” pour résorber “le trop plein” d’élèves générés par la mise en œuvre de la décision du gouvernement rendant l’école obligatoire en Côte d’Ivoire.

Des "classes de fortune" vont être construites pour résorber le trop plein d’élèves générés par la politique d’école obligatoire

Des “classes de fortune” vont être construites pour résorber le trop plein d’élèves générés par la politique d’école obligatoire

“Avec la mise en œuvre de la décision gouvernementale rendant l’école obligatoire, nos établissements ont vu leurs effectifs augmenter considérablement. Pour résorber ce trop plein d’élèves, nous envisageons de créer des classes de fortune en attendant que l’Etat construise des salles de classe en matériaux définitifs”, a dit Mme Koffi, sollicitant le concours le conseil régional de l’Indénié-Djuablin, pour la réalisation de ce projet.

“En plus des salles de classe qui ne sont pas en nombre suffisant pour accueillir le flot d’enfants, nous devons également faire face au déficit des enseignants. Il n’y a pas suffisamment d’enseignants pour encadrer tous ces enfants que nous inscrivons en classe de CP1”, a-t-elle relevé.

Depuis la rentrée scolaire 2015-2016, qui a vu l’entrée en vigueur de la loi sur l’école obligatoire, aucun parent n’a fait l’objet de poursuite judiciaire comme le prévoit cette loi pour les parents qui refusent d’inscrire leurs enfants en âge d’aller à l’école. Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abengourou, Koné Braman, qui a fait cette révélation, précise que ses services n’ont pas encore reçu officiellement copie de cette loi en vue de son exécution.

“La direction des affaires civiles et pénales du ministère de la justice, des droits de l’homme et des libertés publiques ou le procureur général ne nous a pas encore transmis officiellement cette loi pour exécution. Or nous travaillons sur la base de la loi, sans loi nous ne pouvons rien faire”, a signifié le juriste.

Le gouvernement ivoirien, réuni en conseil des ministres le 29 juillet à Bondoukou (Est, région du Gontougo), a adopté la loi sur l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans. Selon le président Alassane Ouattara, cette loi vise à donner à toutes les filles et à tous les fils de la Côte d’Ivoire le droit à l’éducation et à la formation de qualité. Elle prévoit des sanctions contre des parents qui vont refuser d’inscrire leurs enfants en âge d’aller à l’école. Ces parents pourront subir une peine de prison de deux à six mois et d’une amende de 50.000 à 500.000 FCFA.

(AIP)

Rkk/ask