Côte d’Ivoire-AIP/ Le président du CNDH Gôh convaincu que l’institution nationale obtiendra bientôt le statut A

Célébration de la Journée internationale des droits de l'Homme à Gagnoa, jeudi 10 décembre 2020.

Gagnoa, 10 dec 2020 (AIP)- Le président régional du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) Gôh, Diarassouba Daouda Moussa, a déclaré jeudi 10 décembre 2020 à Gagnoa, sa conviction que l’institution dont il est le représentant au niveau local, obtiendra « bientôt » le statut A qui confère le grade le plus élevé à une institution de défense des droits de l’homme dans le monde.

« Le statut B où nous nous trouvons, signifie que beaucoup reste à faire », a déclaré M. Diarrassouba, lors de la célébration de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, dans les locaux du nouveau siège régional de  l’institution.

Les éléments qui fondent l’espoir sont de deux ordres, a-t-il dit.

D’abord la réforme institutionnelle, qui par la nouvelle loi 2018-900 du 30 novembre 2018, fait aujourd’hui du CNDH, un organe administratif  qui possède les éléments légaux de base pour pouvoir prétendre au Statut A.

Ensuite, en matière de missions de conseil et d’investigation, la nouvelle loi donne au CNDH, de très grosses prérogatives en matière d’enquête. Lorsqu’il est saisi d’un cas de violation en lien avec un service quelconque, les structures concernées, ont obligation de mettre à la disposition du CNDH, tous les documents en lien avec l’affaire.

Selon le président régional, la prise encompte de certaines réformes en termes de lutte contre la torture notamment, lui donne aujourd’hui, l’intime conviction que le CNDH peut valablement aller vers les institutions internationales pour révendiquer le statut A.

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 20 décembre 1993 à Paris en France, ‘Les principes de Paris’, qui recommandent à tous ses Etats membres, de mettre en place des institutions à même de faire la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme.

Les principes de Paris déterminent les critères pour avoir une bonne institution des droits de l’homme. Ces critères doivent êtres conformes aux normes internationales, et être à même de valablement jouer le rôle de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme.

La symbolique de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, chaque 10 décembre, n’est pas encore bien perçue des populations, a fait observer Diarrassouba Moussa. Elle est donc l’occasion tous les ans, selon lui, de renouer avec l’esprit de la longue lutte de l’humanité, en faveur des droits et de la dignité de l’homme, et de se mobiliser face aux défis, constitués par la pauvreté, les inégalités, la violence, l’exclusion et les discriminations.

(AIP)

Dd/ask