Côte d’Ivoire-AIP/ Le MINEDD lance un projet de gestion durable des paysages forestiers

Abidjan, 10 déc 2020 (AIP)- Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a lancé jeudi 10 décembre 2020, à Abidjan, son projet « Approche de durabilité et de mise à l’échelle pour la transformation de la gestion, la restauration et la conservation des paysages forestiers et la biodiversité en Côte d’Ivoire », (FOLAB).

Pendant longtemps, la plupart des pays forestiers et riches en biodiversité comme la Côte d’Ivoire, ont occulté les liens entre la gestion durable des paysages forestiers et les efforts pour la construction économique et sociale des nations, selon le conseiller technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, N’Dia Lucien.

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« Ce manquement s`est traduit par une déforestation insoutenable, souvent sous l`impulsion d`objectifs économiques immédiats ou à très courts termes », a-t-il fait savoir, assurant que des solutions ont été déployées en faveur des forêts primaires, des forêts secondaires et des terres forestières dégradées.

Il s’agit donc de « préserver ou restaurer les forêts dans les zones où elles contribueront à prévenir l’extinction d’espèces, à améliorer la sécurité en eau, à atténuer les changements climatiques grâce au stockage de carbone et à créer des habitats pour l’adaptation aux changements climatiques ».

Le projet FOLAB est un ensemble de plusieurs projets dont la mise en œuvre contribuera à l’intensification et la durabilité des mécanismes de financement REDD+ au niveau national afin de lutter contre la déforestation (…), a pour sa part expliqué le point focal opérationnel du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), Koné Alimata Bakayoko.

La dégradation des sols a une incidence directe sur les moyens de subsistance de millions de personnes, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables vivant dans les zones arides de la planète, où plus de 500 millions d’hectares de terres sont dégradées, a estimé Mme Koné. « Le projet FOLAB est basé sur des approches innovantes et inclusives de restauration des écosystèmes forestiers y compris la mangrove et la conservation de la biodiversité », a-t-elle expliqué.

La Côte d’Ivoire ne compte aujourd’hui que de deux millions d’hectares de forêts, près de 90% de moins qu’au début des années 1960.

(AIP)

gak/ask