Cet article a été publié le: 3/12/20 9:25 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Le CASE œuvre à la réduction et l’élimination progressive du mercure dans les produits

Abidjan, 03 déc 2020 (AIP)- Le centre africain pour la santé environnementale (CASE) a initié du mardi 1er au mercredi 02 décembre 2020 à Abidjan, un atelier de renforcement de  capacités techniques des agents en charge du contrôle des produits entrants et vendus sur le marché national parmi lesquels figurent le mercure, aux fins de les outiller à la réduction/élimination progressive du mercure dans ces produits.

Le directeur général du Développement durable, Gustave Aboua, a expliqué que dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de Minamata sur le mercure, des projets dont celui piloté par CASE, vise à faire l’état des lieux, à sensibiliser les parties prenantes et à identifier les produits qui entrent en Côte d’Ivoire.

« Si ces produits contiennent du mercure, il faut proposer des alternatives pour que les populations ne soient pas privées de l’utilisation des produits, car une chose est d’interdire, une autre est de proposer des alternatives », a indiqué Aboua Gustave.

Pour M. Aboua, « il faut doter nos structures qui sont compétentes d’outils pour vérifier qu’effectivement les produits qui rentrent en Côte d’Ivoire contiennent du mercure et proposer des alternatives pour que le citoyen puisse utiliser de façon saine ces produits et lutter contre la dégradation de l’environnement ».

Le président du CASE, Dominique Franck Pkokro a expliqué qu’une liste de produits a été développée pour aller à leur interdiction, notamment les piles, les batteries, les batteries, les ampoules, les thermomètres, les tensiomètres, les produits cosmétiques, les pesticides, (…).

« Tous ces produits au soir du 31 octobre 2020 seront interdits de fabrication, d’importation et d’exportation. La Côte d’Ivoire ayant ratifié la convention et n’ayant pas demandé d’exemption, il est bon de rappeler que nous avons une chance pour que les produits ne rentrent plus sur notre territoire », a-t-il affirmé.

Selon lui, des études menées par sa structure offrent « des alternatives en quantité suffisante pour faire face à la transition aux produits contenant du mercure ». Ces alternatives sont entre autres, les ampoules LED, des piles et alternateurs à faible teneur de mercure, des produits cosmétiques sans mercure, (…).

En Octobre 2013 à Kumamoto, au Japon, la Convention de Minamata sur le mercure a été adopté et ouverte à signature. La convention a depuis été signée par 128 pays et 123 pays l’ont ratifié. La traite est entrée en vigueur le 17 Aout 2017.

(AIP)

gak/tm