Côte d’Ivoire-AIP/ La COVID-19 accroît la vulnérabilité des femmes (Etudes)

Abidjan, 09 juin (AIP)-  Des études menées par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) et des Organisations de la société civile ont relevé que la pandémie a accru la vulnérabilité des  femmes et des jeunes filles tant sur le plan socio-économique que sanitaire.

Les résultats de ces études ont été présentés lors de la  réunion extraordinaire du Comité régional de pilotage (CRP) du projet autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD), organisée lundi sous la présidence de la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté, Mariatou Koné, par ailleurs présidente du CRP.

Selon ces études, les femmes sont particulièrement touchées par les retombées néfastes de la crise, du fait que la majorité des femmes sont dans le secteur informel, sévèrement affecté. La fermeture des écoles apporte également des conséquences sur l’organisation des femmes devant s’occuper des enfants à la maison en même temps qu’elles se battent pour subvenir aux besoins de leurs familles.

En plus de la fragilité culturelle des voies de recours en cas de violences domestiques, la vulnérabilité des femmes s’est accrue durant la pandémie avec une augmentation des tensions au sein des ménages, associée aux pressions économiques et sociales que provoque la pandémie de COVID-19, souligne l’UNFPA.

La crise due à la Covid-19 réduit l’accès des femmes aux services de santé sexuelle, reproductive et maternelle étant donné que tous les services sont concentrés vers les besoins médicaux essentiels liés à la pandémie. Ainsi, l’on enregistre 28.000 décès  maternels supplémentaires dans les neuf pays bénéficiaires du projet SWEDD et 1.745.000 femmes souffrant de complications obstétricales.

L’OOAS a fait noter que des  perturbations dans la production, le transport et la distribution des produits vitaux dont les contraceptifs sont à enregistrer dans les pays entraînant une réduction d’utilisation de 10% des contraceptifs chez les femmes.

“La vulnérabilité des femmes et des filles s’accroît chaque fois qu’il y a des crises sanitaires, et  la COVID-19 n’est pas en reste, nous devons donc réfléchir sur les stratégies complémentaires que nous devons mettre en place au sein de l‘espace afin de mieux armer les femmes et les filles contre cette pandémie”, a conclu la présidente du CRP, Pr Mariatou Koné.

(AIP)

tad/fmo