Côte d’Ivoire-AIP/International/ L’OMS inquiète de l’impact de COVID-19 sur les femmes et les filles en Afrique (Communiqué)

Le coronavirus (Photo: OMS)

Abidjan, 19 juin 2020 (AIP) – “Alors que le COVID-19 continue de se propager en Afrique, son impact sur les femmes et les filles suscite des inquiétudes, et l’on craint que les vulnérabilités ne s’aggravent à mesure que la pandémie submergera les systèmes de santé”, alerte l’OMS dans un communiqué de presse publié jeudi.

Selon l’agence onusienne, les crises humanitaires, y compris les urgences sanitaires, affectent différemment les hommes et les femmes. “Bien que dans l’ensemble de la Région africaine, les femmes représentent environ 40% des cas de COVID-19, ce chiffre varie de 35% dans certains pays à plus de 55% en Afrique du Sud”, poursuit le texte.

“Nous constatons déjà que l’impact de COVID-19 sur les femmes et les filles est profond. Les femmes sont touchées de manière disproportionnée par les confinements et cela se traduit par un accès réduit aux services de santé”, a déclaré la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti.

Alors que les efforts se concentrent sur la réduction de la propagation de COVID-19, des services essentiels tels que l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive ont été perturbés.

Une analyse récente publiée dans le Lancet Global Health suggère qu’une réduction des services de santé maternelle de seulement 9,8 à 18,5 % pourrait entraîner jusqu’à 12 200 décès maternels supplémentaires sur six mois dans les pays à faibles et moyens revenus.

Les difficultés économiques dues au COVID-19 sont également plus importantes pour les femmes, selon un rapport de la Banque mondiale. Les travailleurs informels, dont la plupart sont des femmes, représentent plus de 90 % de la main-d’œuvre en Afrique subsaharienne. Les emplois du secteur informel sont particulièrement menacés pendant la pandémie.

En outre, les femmes sont plus exposées à la violence sexiste depuis l’épidémie de COVID-19. Une étude récente de l’ONU Femmes a révélé que les rapports de violence contre les femmes, et en particulier de violence domestique, ont augmenté dans plusieurs pays car les inquiétudes en matière de sécurité, de santé et de finances créent des tensions et des pressions accentuées par les conditions de vie exiguës et restreintes imposées par le confinement.

(AIP)

cmas