Cet article a été publié le: 6/03/21 16:24 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/International/ La CEDEAO forme des imams et maîtres coraniques maliens à la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation

Abidjan, 04 mars 2021 (AIP) – Le Département Éducation, Science et Culture de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a démarré le 1er mars 2021, une session de formation au profit des imams, prêcheurs et maîtres des écoles coraniques du Mali.

Cette formation qui porte sur le thème “Prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation dans l’espace CEDEAO”, a lieu à la Maison du Hadj à Bamako dans la capitale malienne.

Cette session, prévue pour durer une vingtaine de jours, a été lancée par le ministre malien des Affaires religieuses et du Culte et le représentant résident de la CEDEAO au Mali, énonce un communiqué de la CEDEAO transmis à l’AIP, jeudi 4 mars 2021.

Le Mali est le 4ème pays de la CEDEAO à bénéficier de ce type de formation qui dure une vingtaine de jours et voit la participation d’une vingtaine d’Imams et maîtres de medersa.

Cet atelier a pour objectif de renforcer les capacités des imams, prêcheurs et des maîtres des écoles coraniques dans la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation dans l’espace communautaire, à travers l’amélioration des contenus éducatifs des enseignements et des prêches.

L’Imam Mahmoud Dicko, président d’honneur du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), s’est réjoui du fait que les modules qui entrent dans le cadre de cette formation collent avec les réalités du moment. Il a demandé aux participants de faire une appréhension globale de l’extrémisme violent pour réellement comprendre ce qui pousse notamment les jeunes à s’incorporer dans les mouvements djihadistes. « Ceci permettra de mieux comprendre et appréhender les problèmes qui assaillent la jeunesse malienne de façon générale », a-t-il conclu.

Quant au président du HCIM, Chérif Ousmane Madani Haidara, il a exhorté à une réflexion globale sur les sources de financements de ces mouvements qui sont à la base de l’extrémisme violent et du radicalisme. Tout en saluant l’initiative de la CEDEAO, il a également demandé aux Imams et maîtres des écoles medersa, de prêcher la tolérance, la solidarité, la cohabitation inter-religieuse, la fraternité, en un mot, la cohésion sociale, parce que le musulman n’est pas partisan de la violence.

A la fin de la formation, prévue pour le 20 mars 2021, les participants formuleront une série de recommandations à la communauté musulmane, au pouvoir public malien et à la CEDEAO afin de mieux prévenir et combattre l’extrémisme violent et la radicalisation en Afrique de l’Ouest.

(AIP)
cmas