Côte d’Ivoire-AIP/ Covid-19 : Le ministère de l’Economie et des Finances présente le mécanisme mis en place pour bénéficier de l’assistance de l’Etat

Le président du comité de gestion du Fonds, Antoine Mimba lors de son intervention

Abidjan, 26 mai (AIP)- Le président du comité de gestion Fonds de soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME), Antoine Mimba a présenté les dispositions et le mécanisme mis en place pour bénéficier de l’assistance de l’Etat, au cours de la réunion du Comité paritaire technique-Covid-19 (CPT/Covid-19) au 20ème étage de l’immeuble SCIAM.

Selon une note d’information transmise, mardi, à l’AIP, lors de cette rencontre tenue avec les représentants des différentes organisations du secteur privé présents, M. Mimba a précisé que cette assistance de l’Etat intéresse trois catégories. Il s’agit des Très petites entreprises (TPE) ou micro entreprises, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 30 millions FCFA, les petites entreprises dont le chiffre d’affaires est entre 30 et 100 millions FCFA et les moyennes entreprises avec un chiffre d’affaires de 150 millions à un milliard FCFA.

A chacune de ces catégories, correspondent aussi trois guichets. Le premier est le guichet subvention, dont l’objectif est celui de la préservation de l’emploi et du salaire. Seules les micro entreprises sont éligibles à ce guichet et le montant maximum attribué gratuitement est de 500.000 FCFA. Cette somme a été calculée sur la base du SMIG pour quatre travailleurs sur une période de deux mois.

Le deuxième guichet est celui du prêt à taux 0. L’objectif est de financer des besoins en fonds de roulement pour ces entreprises. Sont éligibles les TPE et les petites entreprises pour un montant maximum de cinq millions FCFA pour les premiers et 10 millions FCFA pour les seconds.

Le troisième instrument est un guichet de prêts directs à un taux réduit de 2,5%, destinés au financement des besoins en fonds de roulement. La cible est celle des petites entreprises pour un montant maximum de 15 millions FCFA et des moyennes entreprises pour 100 millions FCFA, a expliqué Antoine Mimba, par ailleurs conseiller technique du ministre de l’Economie et des Finances.

Toutes les entreprises  qui auront contracté ces prêts, disposent de huit mois de différé et entre 18 et 36 mois pour rembourser. Pour en bénéficier, l’entreprise doit opérer sur le territoire national et enregistrer un chiffre d’affaires de maximum un milliard FCFA sur au moins un des trois exercices clos, à savoir 2017, 2018 qui seront certifiés par un centre de gestion agréé, un cabinet d’expert-comptable ou même être attesté par la Direction général des impôts (DGI) et un état provisoire de 2019.

Elle doit être en activité effective et continue sur au moins deux années fiscales, c’est-à-dire 2018 et 2019, être à jour de ces déclarations fiscales et sociales au 31 décembre 2019. Pour les prêts, l’entreprise devra aussi présenter un plan de continuité des activités illustré par un  compte d’exploitation prévisionnel sur au moins deux ou trois ans.

(AIP)

bsb/ask