Agriculteurs et éleveurs s’accordent pour une cohabitation pacifique à Yamoussoukro

Agriculteurs et Éleveurs pour une cohabitation pacifique

agriculteurs et éleveurs de Yamoussoukro pour une cohabitation pacifique

agriculteurs et éleveurs de Yamoussoukro pour une cohabitation pacifique

Yamoussoukro 16 déc (AIP)-Les agriculteurs et éleveurs de Yamoussoukro ont convenu mercredi de cohabiter désormais pacifiquement en mettant fin aux conflits qui les ont opposés et qui mettent en mal la cohésion sociale.

Des recommandations ont été faites en ce sens par les 130 participants les chefs de villages les représentants des agriculteurs, des éleveurs, de la jeunesse, des associations de femmes et les structures techniques au terme d’un atelier de sensibilisation à la cohésion pacifique entre agriculteurs et éleveurs organisé par la section des affaires civiles de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) basée à Bouaké.

À l’endroit des éleveurs, il a été demandé de créer obligatoirement des parcs de nuit pour les troupeaux et de demander l’autorisation des populations autochtones avant toute installation et de gérer les effectifs de bovins en tenant compte de la charge pastorale afin d’éviter une trop forte pression foncière source de dégradation de l’environnement et de conflit.

L’atelier a recommandé aux populations d’accepter la cohabitation pacifique avec les éleveurs, d’éviter de se faire justice, de prévoir des zones pastorales et des couloirs de transhumance des animaux, et de favoriser l’association agriculture-élevage. Les participants demandent aux autorités chargées de la sécurité et de la justices plus de transparence et d’impartialité dans le traitement des conflits entre agriculteurs et éleveurs et la mise en place d’un comité ad’hoc chargé du suivi des recommandations.

Le coordonnateur du bureau régional de l’Onuci à Yamoussoukro Félix Ahouanssou et le sous-préfet de Yamoussoukro Coulibaly Yaya ont salué la disponibilité des populations à trouver une solution aux conflits agriculteurs et éleveurs puis exhorté tous les acteurs à veiller à l’application effective des textes et recommandations pour restaurer un climat de paix.

Plus de 13 000 têtes de bovins sont présentes à Yamoussoukro et ses alentours provoquant de nombreux dégâts. Cette situation résulte de l’apparition d’une nouvelle catégorie d’éleveurs constitués de nationaux, l’augmentation des troupeaux en transhumance et l’arrivée de plusieurs troupeaux suite au déguerpissement des éleveurs installés dans le parc d’Abokouamékro.
(AIP)

nam/ask